Dieu est infiniment au-dessus de nous ; lorsqu’on parle de Lui, il faut toujours avoir cela à l’esprit : Dieu est le « Tout-autre ». De ce fait, nos paroles, nos concepts, sont toujours très insuffisants, mais nous sommes obligés d’accepter ces limites.
Dieu est le « Tout-Autre », mais sa volonté est d’avoir avec nous une relation d’amour. Pour cette raison, il a voulu nous révéler quelque chose de Lui-même, d’abord par les prophètes de la Première Alliance et surtout par Jésus.
Par sa propre raison, l’homme peut percevoir l’existence d’un Créateur, mais avec ses seules forces, il ne pouvait découvrir que Dieu est « Père miséricordieux ».

Lorsqu’un père, une mère, aime son enfant, lorsqu’un ami aime son ami, ou un époux son épouse, c’est une personne qui aime une autre personne, extérieure à elle-même.
Chez Dieu, la relation d’amour est en Lui-même, à l’intérieur de Lui-même. Les trois personnes divines : Père, Fils et Esprit, sont une façon d’expliciter cet amour « en lui-même ».
Il y a trois personnes, mais un seul Dieu. Le symbole de Nicée – Constantinople, qui est le Credo des Chrétiens le plus élaboré, commence par ces mots : « Je crois en un seul Dieu ».
« Dieu le Père » est créateur, mais il crée par sa Parole : « Dieu le Fils », dans la relation d’amour « Dieu Esprit ».
Pour les Chrétiens, un Mystère n’est pas quelque chose que l’on ne peut pas comprendre, mais quelque chose qu’on n’aura jamais fini de comprendre.
Des images permettent d’avancer dans la perception de ce mystère :
- Le soleil est feu, chaleur et lumière, et pourtant il y a un seul soleil.
- Si on approche les flammes de trois bougies, les trois flammes se fondent en une seule.
Cela reste des images et le Mystère demeure.
Augustin d’Hiponne a vécu au 4è siècle près de Tunis. (Hippone est l’actuelle Annaba, en Algérie). Il est considéré comme l’un des esprits les plus clairvoyant de l’histoire de la pensée. Un jour qu’il se promenait sur une plage en réfléchissant au mystère de la Trinité, il vit un enfant qui remplissait un coquillage d’eau, qu’il versait ensuite dans un trou de sable.

Puis l’enfant disparut et Augustin réalisa qu’il s’agissait d’un ange.
